Présentation du Murano

Le Nissan Murano est proposé avec certaines prestations intéressantes en série : système de navigation GPS Birdview, un système audio Bose avec chargeur à fente unique 6 CD, régulateur de vitesse, caméra de recul.


Dans la catégorie des SUV (Sport Utility Vehicle), le Nissan Murano vient taquiner les références du marché (BMW X5, Volkswagen Touareg, Volvo XC90, Porche Cayenne etc ..) avec son allure résolument stylée et originale.

Avec le Murano, la politique de Nissan est de proposer un modèle unique, doté d’un équipement complet de série. Pas de piège, ni d’options onéreuses. Tout est inclus dans le prix (45 750 euros) pour le moins compétitif, en comparaison avec les autres marques. Comme tout bon "crossover" qui se respecte, le Murano est un savant mélange issu des technologies éprouvées de Nissan. Ce véhicule a hérité du moteur V6 3.5L essence du coupé sportif 350Z (toutefois assagi à 234 chevaux), du châssis de la berline Altima et de la transmission 4x4 All Mode du Pathfinder. Un cocktail efficace, dans un emballage séduisant : double échappement et calandre chromés, jantes 18 pouces, toit ouvrant, habitacle spacieux, sellerie cuir noire ou crème, vitres arrières teintées…

Au centre des opérations dans le Murano, l’écran couleur LCD de 7 pouces de diagonale qui surplombe le tableau de bord associé à une console pourvue de multiples touches pour la navigation. L’écran vous servira pour la navigation GPS mais aussi pour la caméra de recul. Cette dernière située sur la porte du coffre permet de reculer en toute sécurité, tout en maîtrisant parfaitement l’approche des obstacles éventuels, grâce à son astucieux système de graduation. L’écran LCD étant de bonne qualité, net et lumineux, la caméra offre une parfaite visibilité de jour, comme de nuit, par temps ensoleillé ou pluvieux.

Navigation haut de gamme

Le système de navigation GPS choisi par Nissan constitue véritablement le point fort de ce véhicule. Servi par un confortable écran, le mode visuel de navigation en perspective 3D  "Birdview" de Xanavi fait merveille. La cartographie européenne issue de Navteq ainsi que les points d’intérêts sont fournis sur un DVD édité par la société Zenrin. Le lecteur du DVD pour la cartographie GPS est placé (plutôt caché, pourrait-on dire) dans le recoin droit du tableau de bord, au niveau des pieds du passager. Il est normalement préinstallé par Nissan avant la prise en charge du véhicule, mais assez facilement accessible par l’utilisateur pour le remplacer par une version mise à jour par exemple.

Sous l’écran, sur la partie la plus proéminente de la console, Nissan a planté deux rangées de touches uniquement dédiées à la fonction GPS, plus un joystick de navigation. Cela pourra en surprendre plus d’un mais ces nombreuses touches donnent accès aux options et fonctions principales plus facilement que s’il fallait entrer dans le menu de navigation puis naviguer dans d’innombrables sous-menus. Par exemple, on apprécie la touche d’affichage qui permet de passer directement du mode jour au mode nuit, et inversement. Même aisance pour annuler le guidage en cours, grâce à la touche "Cancel". L’utilisation du joystick de navigation est moins réjouissante. Celui-ci est placé au sommet de la console et nécessite, surtout pour le passager, de se pencher et de tendre le bras pour naviguer dans les menus, saisir une adresse, etc. C’est un peu plus confortable pour le conducteur car le joystick est situé à gauche de la console. De plus, son usage s’avère difficile quelle que soit la position. Par exemple,  lorsqu’on saisit une adresse au moyen du clavier virtuel qui s’affiche : il faudra se montrer précis dans ses mouvements, à droite, à gauche, vers le haut, vers le bas, sous peine de déplacements erronés du curseur. Même inconfort lorsqu’il faut appuyer sur le joystick pour valider le choix du lettre ou d’un chiffre : il faut vraiment veiller à exercer une pression strictement verticale pour obtenir la validation, sinon le curseur continue de se balader sur les lettres avoisinantes ! Pas forcément évident lorsque la voiture roule déjà…

Les options de navigations sont nombreuses. On pourra choisir de se faire guider, entre autres, vers une adresse parmi ses favoris, vers un point d’intérêt ou opter pour le centre-ville si on ne connaît que le nom de la ville ou le code postal de la destination. Pour la saisie d’adresse, le système est assisté, ne sélectionnant que les lettres possibles au fur et à mesure de la saisie, comme sur le système Renault Carminat Navigation (également signé Xanavi). Cela permet de trouver plus facilement le nom de rue ou de ville que l’on recherche. La personnalisation de son carnet d’adresses est simple. Il vous suffit, par exemple, lorsque vous arrivez à destination, d’enregistrer votre position, de lui donner un nom, voire de lui ajouter un petit pictogramme amusant (bateau, moulin, montagne, etc) qui apparaîtra sur la carte, comme les icônes 3D représentant les principaux monuments historiques. Il est toutefois regrettable que le carnet ne puisse pas contenir plus de 50 adresses. Dès le démarrage de la voiture, une position est trouvée et le système GPS lâche rarement prise, en terme de sensibilité et de précision. Épaulé par un détecteur de direction et de vitesse, il ne perd pas le fil du guidage dans les longs tunnels. À une seule occasion, notre système a perdu le "nord" : en altitude, sur une route de montagne sinueuse ! Le guidage aussi bien vocal que visuel est particulièrement bien conçu.

Comme on l’a vu, le point de vue en perspective et en 3D sur la carte aide vraiment au guidage. À chaque manœuvre, un dessin de l’embranchement (rond-point, sortie d’autoroute, etc.) et le tracé à suivre s’affichent, ainsi que le nom ou référence de la prochaine voie à emprunter et l’heure d’arrivée. Les instructions vocales se révèlent également claires et explicites, énoncées suffisamment à l’avance puis répétées au moment précis de la manoeuvre. Elles sont diffusées par le système audio de la voiture, baissant automatiquement, si nécessaire, le niveau sonore de l’autoradio. Les instructions sont diffusées à un niveau sonore supérieur dans le haut-parleur gauche du véhicule, donc le plus près du conducteur. Impossible de ne pas l’entendre. Seul reproche : certaines instructions sont un peu trop anticipées. Lorsque deux manœuvres sont assez rapprochées, le système émet les deux instructions l’une à la suite de l’autre, ce qui peut semer davantage la confusion qu’autre chose ! Le système prend en charge les informations sur le trafic routier par le biais de la technologie TMC, sur les ondes radio FM-RDS. Lorsqu’un embouteillage se présente sur votre itinéraire, le GPS vous communique la nature de la difficulté et vous propose de l’éviter. Sur la carte, les évènements concernant le trafic s’affichent aussi sous la forme de petites icônes pour indiquer un bouchon, un accident, un chantier. Nissan disposant d’un licence V-Trafic, nous avons bénéficié d’informations trafic complètes : sur les autoroutes, mais aussi sur les grands axes nationaux et départementaux, ainsi que les périphériques urbains.

Puissant système audio et de qualité signé Bose.

Pour écouter de la musique, le Murano a été équipé d’un puissant système Bose, composé de six haut-parleurs et d’un "subwoofer" situé dans le coffre. Le rendu sonore s’avère impressionnant, pour tous les types de musique. Et quelques réglages personnalisés de l’égaliseur, pour rehausser notamment le niveau de basse, finiront par convaincre les plus blasés ! Le confort d’écoute est optimal où que l’on soit placé, à l’avant ou à l’arrière, et ce système couvre aisément le bruit déjà discret du moteur. Le chargeur se six CD qui peut contenir six disques à la fois, via une fente unique, est évidemment le dispositif le plus pratique. On apprécie aussi la présence d’un (presque) obsolète lecteur de cassettes, cela pourra en satisfaire plus d’un et c'est une possibilité de plus. Grosse déception toutefois, le lecteur CD ne lit que les CD audio, mais pas ceux gravés contenant des fichiers MP3… On trouve également une radio FM-RDS douée d’une capacité de réception particulièrement impressionnante. Les fonctions sont celles d’un autoradio classique, avec toutefois la possibilité supplémentaire d’ajuster le niveau sonore en fonction de la vitesse. Des commandes de réglage du niveau sonore sont également disponibles sur le volant.

Pas d’indication de température !

En terme d’électronique embarquée liée au confort des occupants de la voiture, le Murano reste modérément doté. Notre plus grand regret concerne l’absence d’une fonction de téléphonie mains libres Bluetooth, alors qu’elle est quasiment devenue incontournable dans cette catégorie de véhicules. C’est d’autant plus dommage qu’on retrouve cette fonction (en option, il est vrai) sur d’autres véhicules Nissan, comme le Pathfinder ou le X-Trail.

Pas de trace non plus d’un ordinateur de bord, aussi primaire soit-il. On ne dispose nulle part d’informations basiques mais utiles, comme les températures extérieure et intérieure. Une évidence, pourtant totalement négligée sur ce modèle. Toutefois, le Murano garde quelques atouts fort appréciables pour une vie agréable à bord. Car n’oublions pas que ce véhicule a été conçu à la base pour le public américain, très exigeant sur le confort intérieur. On trouve donc un système complet de régulation de vitesse avec commandes au volant. Vous pourrez ainsi abandonner les commandes aux pieds, maintenir une vitesse constante durant quelque temps – sur autoroute par exemple  – voire accélérer (via un joystick bidirectionnel sur le volant) pour doubler, puis revenir à la vitesse initiale ou reprendre la main en freinant. Le Murano a hérité aussi d’un efficace système de climatisation pour l’été et des sièges avant chauffants pour l’hiver. Le siège conducteur bénéficie en plus de réglages électriques poussés, pour optimiser la position des jambes et du dos. Il pourra mémoriser deux réglages, pour deux conducteurs différents.

Bref, le Murano alterne bonnes surprises et quelques frustrations. Toutefois, ses prestations haut de gamme (GPS et audio) rendent déjà la vie particulièrement agréable à bord. Nissan devra quand même revoir rapidement sa copie, et ajouter au moins une fonction mains libres Bluetooth (et un lecteur CD compatible MP3 !), s’il souhaite rester dans la course.

Venue en droite ligne des Etats-Unis, la Murano a toutefois été retravaillée pour mieux satisfaire l’exigeante clientèle européenne roulant plus vite que son oncle d’Amérique. Nissan a ainsi apporté 1600 modifications à son Crossover pour le préparer à notre marché.

La première chose qui frappe lorsque l’on rentre dans le Murano, c’est le combiné d’instruments au look particulier et l’immense plage avant. On sent de suite qu’on entre dans une voiture spéciale. Certes, on la regardant de l’extérieur on s’en doutait déjà un peu. Elle est grande mains moins imposante qu’un SUV. Elle est aussi plus légère, tout en autant aussi peu pratique en ville par son encombrement. Mais c’est le lot de toute les voiture de plus de 4,5 m. À son bord, elle donne d’ailleurs l’impression d’être dans un monospace.

Multiples réglages

Avant de prendre le volant d’une nouvelle voiture, le réglage du volant et du siège s’impose. Sur la Murano, on peut, en plus, régler les pédales. En effet, le pédalier s’avance ou recule électriquement pour trouver la position de conduite parfaite. Amusant !

Polyvalente

À l’arrière aussi, il est facile de trouver son confort grâce à des sièges inclinables à 24°. Par contre, l’accoudoir central retombe trop bas. Difficile d’y poser le coude aisément. Les jambes ont malgré tout de la place, il faut dire que l’empattement est de 2825 mm pour une voiture mesurant 4770 mm. Les espaces de rangement sont légions. Et puis, il est facile de rabattre la banquette arrière : il suffit d’une main pour actionner le levier à partir du hayon.

Pas un vrai tout-terrain

Sa garde au sol de 180 mm n’en fait pas une montagne à escalader. Cela handicape un peu notre Nissan sur les petits chemins puisqu’elle frotte dans les ornières et les gros creux. Inutile de dire que ce n’est pas un véhicule de franchissement, d’autant que l’on n’a pas de réducteur. Tout juste peut-on bloquer la transmission en 4x4 et de laisser la boîte automatique en première ou en deuxième via son mode de sélection manuel. En plus, la boîte ne dispose pas d'un vrai frein moteur.

Boîte CVT

Nissan a toujours aimé la variation continue, et la Murano fait partie de cette lignée CVT. Cette solution offre à la Japonaise des accélérations sans à-coups et des démarrages canons aux feux passant au vert. Cette BVA avec 6 rapports prédéfinis peut également être commandée manuellement mais l’ergonomie du levier sélecteur n’est pas d’une efficacité redoutable. Si on pousse un peu le bouchon, la boîte reste efficace là où d’habitude une courroie Van Doorne vous donne un moteur criant et étouffé en conduite sportive. En effet, le moteur de la Nissan Murano reste relativement discret et le variateur n’allonge que modérément la transmission. Ceci dit, elle est plus à l’aise avec un chauffeur le coude sur la portière plutôt que le couteau entre les dents.

Moteur 350 Z

La boîte est bien alliée au moteur sous le capot. Le V6 de 3,5 litres est pratiquement similaire à celui de la 350 Z. Ici, il développe 234 ch et un couple de 318 Nm. Ce 6 cylindres est doté d’une admission variable et le réglage en continu de la levée des soupapes. Accouplé à une CVT étonnamment efficace, le Murano réussit un 0 à 100 km/h en 8,9 secondes et peut rouler à 200 km/h.

Plus ferme

Le châssis profite largement des améliorations pour le modèle européen. La Murano est basée sur une structure monocoque avec suspensions montées en sous-châssis. Les amortisseurs ont évidemment été raffermis pour plaire davantage au style de conduite européen. L’équilibre en ligne droite à grande vitesse est lié à la suspension avant composée de jambes de force avec ressorts hélicoïdaux. L’arrière utilise une suspension indépendante multibras. Son gabarit a néanmoins comme effet secondaire une tendance au sous-virage. La direction assistée à crémaillère s’affermit avec la vitesse, mais elle reste un peu trop légère.

Sécurité

Les freins font appel à des disques ventilés à l’avant. Il faut noter que les garnitures sont plus performantes que celles du modèle US compte tenu des vitesses autorisées chez nous. On trouve aussi un répartiteur électronique et une assistance au freinage d’urgence. La Murano est aussi un 4x4 All-Mode gérant la transmission par le biais de l’électronique. Elle permet à la voiture de passer de la traction aux quatre roues motrices. Histoire de garde le cap. Les puces veillent aussi avec l’ESP+ proposé de série.

Suréquipée

Tout de cuir vêtu, l’habitacle profite d’un niveau d’équipement archi-complet, faisant de cette Nissan une bonne affaire d’un point de vue rapport qualité-prix. Difficile de faire ici la liste des non-options, mais on vous laisse deviner. On retrouve, par exemple, d’office une caméra de recul, l’installation audio Bose, la navigation… Personnellement, on a trouvé que Nissan aurait encore pu faire un meilleur effort pour le choix des couleurs et des finitions. Mais bon, c’est une question de goût avant tout.

Alors berline ?

Remarquons que cette auto est globalement bien pensée. On retrouve un confort de berline, une position de conduite et la polyvalence d’un monovolume et l’esprit d’aventure d’un SUV. Bien qu’uniquement disponible avec son 3.5 essence et la CVT, la Murano a de quoi séduire. La consommation en cycle mixte est annoncée à 12,3 litres avec des normes extrêmes de 9,5 et 17,2 litres. Cela reste donc une voiture pour une clientèle de niche souhaitant une voiture qui sort du lot et qui peut rouler tant sur la neige, la boue, le gazon, le bitume, le béton ou les pavés avec dextérité.

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